"Pour approfondir la médecine, il faut considérer d'abord les saisons, connaître la qualité des eaux, des vents, étudier les divers états du sol et le genre de vie des habitants"
Hippocrate

Hippocrate avait bien compris les liens unissant l'environnement et la santé humaine. Cette médecine préventive a, au fil du temps, laissé la place à une médecine essentiellement curative. Nous traitons les maladies et non plus la santé et le bien-être.
Si nous avons conscience de l'impact de nos activités, notre consommation, nos modes de vie sur l'environnement, connaissons-nous en retour les relations existantes entre la santé humaine et la santé planétaire ?
C'est là qu'intervient la santé environnementale!
L'OMS parle d'une "épidémie de maladies chroniques", des liens clairs entre des facteurs environnementaux et ces mêmes maladies sont aujourd'hui scientifiquement établis.




Les enjeux environnementaux
Les activités humaines impactent la planète, voici un petit tour d'horizon des bouleversements en cours.

En 2025, bien que l’année ne soit pas (pour l’instant) la plus chaude jamais enregistrée, elle est la troisième année la plus chaude à ce jour, juste derrière 2024 et 2023, avec des températures globales fortement élevées et des extrêmes climatiques persistants. Les trois dernières années (2023–2025) ont en moyenne dépassé le seuil de +1,5 °C par rapport à l’époque préindustrielle, une première historique, témoignant de la rapidité du réchauffement global.

En 2025, l’effondrement de la biodiversité se poursuit à un niveau critique. Depuis 1970, les populations mondiales de vertébrés sauvages ont chuté d’environ 73 %. La destruction des habitats, la surexploitation des ressources, la pollution, les espèces invasives et le changement climatique sont les principaux moteurs de ce déclin, provoquant de profondes perturbations des écosystèmes.

En 2025, la pollution de l’air reste une crise sanitaire majeure, responsable d’environ 7 à 8 millions de décès prématurés chaque année dans le monde. Les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO₂) figurent parmi les polluants les plus nocifs, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, respiratoires et neurologiques, en particulier dans les zones urbaines et les régions à faibles revenus.

En 2025, la pollution de l’eau demeure une crise environnementale majeure, menaçant à la fois les écosystèmes aquatiques et la santé humaine. Les principales sources restent les rejets agricoles (pesticides, nitrates), les polluants industriels et les eaux usées insuffisamment traitées. En Europe, moins de 30 % des eaux de surface sont en bon état chimique, révélant des limites persistantes dans la gestion et les politiques de protection de l’eau.

En 2025, la bétonisation des sols (ou artificialisation) reste un enjeu environnemental majeur, menaçant les écosystèmes naturels ainsi que les terres agricoles et forestières. En imperméabilisant les sols, elle réduit l’infiltration de l’eau, accroît les risques d’inondations et d’érosion, et aggrave le changement climatique en limitant la capacité des sols à stocker le carbone.

En 2025, la déforestation mondiale demeure un enjeu critique, touchant particulièrement les forêts tropicales d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, sous l’effet de l’agriculture intensive et de l’exploitation illégale. Des améliorations notables ont toutefois été observées en Amazonie ces dernières années, grâce à un renforcement des politiques publiques, même si les pressions restent fortes à l’échelle mondiale.
La santé environnementale
" Comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d'affecter la santé des générations actuelles et futures"
OMS 1994




